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Maladies cardiovsaculaires: ces piles qui sauvent

 Ce jeudi 11 avril 2013, le cardiologue Georges Millogo est au bloc pour une implantation de pace maker. Le 27e à son actif, c’est encore une opération dite de stimulation cardiaque qu’il a réussie avec l’aide de toute l’équipe de professionnels qui l’accompagne.

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Une image du cœur après la pose du pace maker

Le cœur est un muscle qui se contracte pour envoyer le sang dans le tout le reste du corps. Les contractions sont rendus possibles grâce à un système qui marche seul et qui envoie des signaux électriques au niveau des ventricules. Il faut exciter les ventricules pour qu’ils puissent tenir leur rôle de pompe. À un certain moment, ‘’les fils électriques’’ du cœur se trouvent abimés du fait d’un certain nombre de pathologies. Ces fils étant abimés, il n’y a pas de conduction entre l’oreillette et le ventricule. Le sujet tombe souvent en syncope et dans le jargon médical on dit qu’il fait un trouble grave de la conduction. Le cœur bat lentement à un  rythme appelé rythme d’échappements (environ 30 battements par minute et chez d’autres moins que celui-ci). L’opération d’implantation devient donc obligatoire.

Pratiquée depuis juin 2011 au CHU-Y0, cette opération consiste à placer une pile électrique pour  stimuler les contractions du cœur permettant ainsi de suppléer les défaillances du système naturel. L’opération compte 03 principales étapes.

dr milogo

Le Dr Georges Millogo souhaite un véritable accompagnement pour sauver davantage de patients.

D’abord, il faut inciser sous la clavicule gauche 4 à 5 cm, on cherche entre l’épaule et la clavicule une veine appelée veine céphalique. La veine céphalique se jette dans la veine sous-clavière et la veine sous-clavière débouche sur la veine cave supérieure qui, à son tour communique avec se l’oreillette droite et le ventricule droite. Il arrive que pendant l’opération, on ne trouve pas la veine céphalique. Dans ce cas, à l’aide d’une seringue, on ponctionne la veine sous-clavière.

Ensuite, avec un système de tuyauterie, la sonde est passée jusque dans le ventricule droit. Une fois la sonde dans le cœur, la position optimale pour que la plus petite puissance électrique puisse stimuler les contractions du cœur est recherchée.  Quand cette position optimale est repérée, des tests avec un appareil externe sont effectués.

maurice le chirugien cardiologue

Le chirurgien Maurice Ilboudo dit « Pahé’O » (mains au dos) attend que la pile soit placée avant de suturer proprement

Enfin, la sonde munie de vis est fixée sur le muscle cardiaque de sorte qu’elle ne bouge pas. L’autre bout est fixé au niveau de l’entrée de la sonde. Auparavant une poche est réalisée pour la pile. Celle-ci est placée sur le muscle pectoral et l’incision peut être refermée. Après l’opération, un électrocardiogramme est réalisé pour attester que la sonde est toujours en place. Le patient a obligation de rester 48 h sans bouger le bras gauche pour garantir la stabilité de la sonde.

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Pendant l’introduction de la sonde et la recherche du meilleur emplacement le cardiologue a les yeux rivés sur cet appareil affichant les images

Repérés le plus souvent chez les personnes de plus de la soixantaine d’âges,   les troubles de la conduction peuvent aussi être d’origine congénitale. Mais cela est une autre paire de manches explique le Dr Millogo. D’une durée de vie d’environ 10 ans, la pile qui doit être changée coûte relativement  cher« la pile à elle seule tourne autour de 1000 euros et la sonde 500 euros. Cependant, tous les patients de Dr Millogo ont bénéficié des initiatives personnelles de celui-ci pour leur prise en charge. Les patients sont soignés moyennant uniquement le prix de l’acte opératoire de 200.000 FCFA. L’équipe est pluridisciplinaire et composée de deux cardiologues, d’un chirurgien cardiaque, d’un attaché de santé en réanimation anesthésie. Cette équipe dévouée souhaiterait un véritable accompagnement des décideurs pour qu’elle puisse aider les populations nécessiteuses et travailler à pérenniser l’expertise  de l’implantation de pace maker  au CHU- Yalgado Ouédraogo.

Aminata Ouédraogo, stagiaire

Service de la communication




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