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« Les secrets du bon usage du médicament » donnés par le Pr Guissou

Effets indésirables et  effets secondaires des médicaments, faut-il en avoir peur ?

pr Guissou

« Il faut donc que le médecin connaisse les effets du médicament pour prévenir le patient » dixit le Pr Guissou.

Un effet secondaire est un effet qui est lié au mécanisme d’action d’un médicament : comment le médicament agit-il ?  Par exemple vous prenez un médicament que le cardiologue a prescrit pour la tension artérielle. Cela va descendre la tension du malade,  mais la tension peut descendre plus que la normale. En plus de l’effet antihypertenseur, on peut avoir d’autres effets, qui ne sont pas souhaitables. Il faut donc que le médecin connaisse ses effets pour prévenir le patient.

Les effets indésirables c’est ce qu’on fait avec le médicament et qui peut être à l’origine  des désagréments pour le patient. Les effets indésirables comprennent les effets secondaires et d’autres effets. Un exemple : le médecin prescrit un médicament. Mais il ne prend pas soin de conseiller suffisamment le patient, qui va augmenter les quantités à prendre pour accélérer l’effet. Ou encore associer l’alcool à la prise du médicament avec d’autres problèmes de santé comme conséquence. Le patient doit en avoir peur puisque ce sont parfois des effets qui peuvent tuer.

Quelles sont les bonnes conditions de conservations d’un médicament ?

Les bonnes conditions de conservation d’un médicament sont définies dans ce qu’on appelle les bonnes pratiques pharmaceutiques. Pour le médicament, il faut premièrement que le local dans lequel vous stockez le médicament soit aux normes définies  dans les bonnes pratiques. C’est- à dire que le local doit être bien aéré et bien éclairé, sans poussière, sans cafards ni lézards. Deuxièmement, il faut que le médicament que vous avez reçu et stocké ait conservé sa qualité lorsque vous le remettez aux patients. Pendant la conservation, il y a des actes pharmaceutiques que vous devez faire pour voir si le médicament a conservé sa qualité initiale afin de faire la preuve, au moment de le remettre au malade que le médicament ne posera pas de problème. Ce travail incombe au pharmacien qui est formé pour cela.

Certains médicaments sont vendus dans les pharmacies en ville, sans ordonnance, quelles conséquences pour les usagers ?

Il y a dans la législation,  différentes catégories de médicaments qui sont soumis à ordonnance ou pas. Ceux qui sont soumis à ordonnance sont appelés des médicaments de listes. Il  en existe trois. La liste 1, celle des médicaments  toxiques. Ce sont des médicaments qui peuvent facilement provoquer des intoxications. Sur leur conditionnement, il y a un rectangle rouge.  La liste 2 des médicaments  dangereux, sont ceux peuvent  provoquer des incidents chez le malade, si on ne surveille pas leur usage. Le rectangle sur leur conditionnement est vert.  La liste 3, est constituée de  médicaments stupéfiants comme la morphine.

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« Le pharmacien n’a pas le droit de vouloir imaginer ce qu’un prescripteur a écrit. Il doit prendre contact avec le prescripteur pour s’assurer de l’orthographe du médicament », conseille le Pr Guissou

En dehors de ceux-ci il y a les « médicaments dits du comptoir » ou les « médicaments conseils » qu’on peut avoir sans ordonnance. Mais si le pharmacien décide de le donner et que quelque chose arrive, il endosse la responsabilité parce que c’est lui qui a décidé du traitement.

Un pharmacien peut-il refuser de servir un médicament, s’il se rend compte que l’ordonnance manque d’éléments de précisions ? 

L’ordonnance se définit comme un document médico-légal rédigé par une personne autorisée pour le patient afin qu’il puisse avoir ce dont il a besoin pour son traitement et suivre ce traitement. C’est une définition réglementaire. C’est pour cela que l’ordonnance a des critères de qualité. Il y a la qualité règlementaire, la qualité pharmacologique et la pharmaco-graphie (lisibilité). Par exemple quelqu’un prescrit de l’amoxicilline et met 2g. Cela n’existe pas. Le pharmacien ne peut pas honorer une telle  ordonnance. Aussi, le pharmacien n’a pas le droit de vouloir imaginer ce qu’un prescripteur a écrit. Il doit prendre contact avec le prescripteur pour s’assurer de l’orthographe du médicament. Il doit donc avoir une communication permanente ente le prescripteur et celui chargé de délivrer le médicament. Si l’ordonnance pose problème, le pharmacien doit refuser de l’exécuter. Mais il doit savoir gérer ce refus pour que le patient ne soit pas une victime puisque c’est entre professionnels.

Service Communication et Relations Publiques du CHU-YO




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