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1er Congrès de la Société Burkinabé de Chirurgie Orthopédique et Traumatologique (SOBUCOT) : Prévenir les cas d’accidents de la circulation

Les chirurgiens traumatologues du Burkina et leurs collègues venus des pays de la sous-région, sont en congrès scientifique du 27 au 28 février 2014 sur le site du CHN Blaise Compaoré. Présidé par le ministre de la santé et  parrainé par le ministre des infrastructures, du désenclavement et des transports, le congrès a  permis de  disséquer  « la problématique de la prise en charge des urgences traumatologiques ». L’objectif étant de contribuer à réduire au minimum les cas d’accidents et d’améliorer la qualité de leur  prise en charge dans les structures hospitalières.

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« Les autorités sont en train d’améliorer notre cadre de travail et nos plateaux techniques. Dans 06 à 12 mois, nous serons dans de meilleures conditions de travail » fait savoir le Pr Christophe Da, président de la SOBUCOT

Et il faut agir vite, car les traumatismes dus aux accidents de la circulation routière sont en constante augmentation et constituent une préoccupation de santé publique qui interpelle les Gouvernements. A l’échelle mondiale, et selon l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS),  ce sont 1, 2 millions de décès liés aux accidents qui ont été enregistrés en 2011. Au Burkina Faso, plus de 150.000 motifs de consultations répertoriées en 2010 sont  dues à des accidents  de la circulation.

L’ampleur de ces chiffres effroyables et  traumatisants,  révèle l’importance de la tenue des journées de réflexion de la SOBUCOT.  Car il faut rapidement développer une synergie d’actions permettant de tirer ces statistiques vers le bas. Pour y arriver, la sensibilisation des usagers et la nécessité de  satisfaire à certains  besoins  des praticiens, sont trauma1primordiales.

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Le ministre de la santé Lené Sebgo invite les populations à respecter le code de la route, à porter les casques et les ceintures de sécurité, des gestes simples certes, qui permettent de sauver des vies

Trouver des traitements adaptés à tous les nombreux qui arrivent quotidiennement, constituent une réelle préoccupation  pour les traumatologues. De  toute évidence,  les difficultés parfois ne manquent pas du fait de la  «  la faiblesse des capacités d’accueil, de l’insuffisance des chirurgiens et  du  plateau technique », constate le chef de service des urgences traumatologiques du CHU-YO le Pr Christophe Da, président de la SOBUCOT. Néanmoins, espère t-il : « les  autorités sont en train d’améliorer notre cadre de travail et nos plateaux techniques. Dans 06 à 12 mois, nous serons dans de meilleures conditions de travail ».

Le ministre de la santé, lui,  déplore le  spectacle choquant que donne à voir la circulation dans les grandes villes de notre pays. En cause: « le développement du trafic routier et  la vélocité des engins »  Et leurs conséquences ne sont pas moindres. Les accidents sont de plus en graves  et touchent  surtout « la couche jeune de la population amputant la société de ses bras valides avec les graves conséquences socio-économiques ». Sa proposition ? « une collaboration multisectorielle » tant en amont qu’en aval pour espérer voir diminuer la fréquence des accidents et améliorer la prise en charge des blessés dans les formations sanitaires.  D’où l’appel du ministre de la santé invitant les populations à respecter le code de la route, à porter les casques et les ceintures de sécurité, qui constituent des gestes simples certes,  mais ils permettent aux usagers de la circulation routière de sauver leurs vies et celles des autres.

Cadre de formation continue et de partage d’expériences, ces journées d’échange offrent une opportunité aux  praticiens d’harmoniser leur compréhension des urgences traumatologiques, et d’améliorer leur niveau de connaissances scientifiques.

 A noter que la SOBUCOT, qui n’a pas encore fêté son premier anniversaire, espère une grande adhésion des professionnels de la chirurgie traumatologique pour que ses initiatives aient  de réels  impacts positifs tant en matière de prévention que de meilleure prise en charge des accidentés.

 

Service communication




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