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Atelier de validation des données statistiques du 1er semestre 2014 : privilégier l’utilisation des informations statistiques

Organisé par le CHU-YO et piloté par le département de santé public, l’atelier réunit 40 coordonnateurs d’unités de soins ou techniques, appelés communément les « majors », du 19 au 22 août 2014 dans l’amphithéâtre du CHU-YO. L’objectif visé est de passer au peigne fin les différents rapports statistiques pour s’assurer de leur fiabilité, et de trouver des solutions aux  difficultés rencontrées dans l’élaboration  et la transmission desdits rapports.

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« C’est à partir des informations récoltées et traitées que la direction générale du CHU-YO peut prendre de bonnes décisions et planifier conséquemment des activités », Dr Soumalia Ouédraogo, chef de SPIH

Les rapports statistiques sont des compilations des données recueillies sur les activités de soins, ainsi que des diverses prestations qu’offrent les services. Au niveau des services cliniques, les données concernent les consultations, les éléments de diagnostiques par pathologies, les actes opératoires  posés par les médecins. Dans les Laboratoires ou  en Imagerie médicale, les informations collectées sont relatives au nombre et à la nature des examens réalisés. Pour le chef de service de la planification et de l’information hospitalière(SPIH), le Dr Soumaila Ouédraogo, il importe que les données collectées soient de bonnes qualités, car c’est à partir des informations récoltées et traitées que la direction générale du CHU-YO peut prendre de bonnes décisions et planifier conséquemment des activités. Un exemple: il est arrivé qu’un service clinique ait demandé à la direction de l’hôpital d’augmenter sa capacité d’accueil, alors qu’au même moment, le rapport statistique indiquait que le service en question n’a qu’un taux d’occupation de lits estimé à 30%. Pour le Dr Ouédraogo, un bon usage des rapports statistiques aurait permis d’éviter de poser une telle doléance. Aussi, les partenaires qui voudraient financer le CHU-YO pourraient-ils le faire éventuellement sur la base des besoins étayés et documentés par des chiffres établis par le CHU-YO.

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«Il faut saluer la volonté du CHU-YO d’organiser pour nous de tels échanges, pour que nous puissions disposer des données fiables », affirme la major Minata Marie Traoré

Au cours de l’atelier, des problèmes récurrents ont été posés par ceux qui sont chargés des rapportages dans les services : le retard mis dans la  signature des rapports mensuels, ce qui impacte sur le délai de transmission ; certaines écritures sont difficiles à déchiffrer ; pour les services comportant trois unités, il faut attendre que les 03 soient prêtes avant de transmettre le rapport.

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« Tous les acteurs doivent être disponibles pour que les rapports soient transmis à temps » soutient le major François De Borgia

Fait nouveau, on note un intérêt des majors à relever les défis de la qualité des rapports statistiques. Ce qui n’était pas toujours le cas par le passé. Pour le SPIH, avant 2013, les majors ne se sentaient pas véritablement impliqués dans ce travail. La preuve est qu’à « notre arrivée, le département ne disposait pas de rapports statistiques fiables ». Dans ces conditions, il a fallu aller sur le terrain, vers les majors, pour ainsi dire reprendre le travail de zéro. Si fait qu’aujourd’hui, le CHU-YO, non seulement, dispose des rapports statistiques de bonnes qualités ; mieux, la structure a pu éditer un annuaire statistique pour l’année 2013.

Pour maintenir ce cap, le service de la planification et de l’information hospitalière souhaite que les tâches de collecte et de rapportage des données soient inscrites comme des activités quotidiennes et pérennes au niveau des services opérationnels. Il faut saluer « la volonté du CHU-YO d’organiser pour nous de tels échanges, pour que nous puissions disposer des données fiables », soutient Mme Minata Marie Traoré, major de la Chirurgie générale et digestive. Les majors ont souhaité que les registres de consultations soient disponibles et que ceux-ci soient régulièrement remplis par les consultants.

???????????????????????????????Pour François De Borgia Zoungrana du service  ORL, « tous les acteurs doivent être disponibles pour que les rapports soient transmis à temps », c’est-à dire avant le 05 de chaque mois.

Passée l’étape d’élaboration et de transmission des rapports fiables, le cap sera mis sur la gestion d’un dossier unique par  patient. Ainsi, un malade qui entrerait par les Urgences et qui devrait  faire en plus deux ou trois autres services, n’aurait qu’un seul dossier qui le suivra partout. Cela permettra d’avoir des rapports de « qualité supérieure», vœu du chef de service de planification et d’information hospitalière.

 

Service communication




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