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Formation du personnel du CHU-YO sur Ebola : Ce qu’il faut savoir

En vue d’armer son personnel de savoirs et de savoir-faire en matière de prévention de la fièvre à virus Ebola, le CHU-YO a décidé de former l’ensemble de ses agents ( corps médical, infirmiers, étudiants-stagiaires, garçons et filles de salle, administratifs) par vagues successives, dont le top départ a été donné ce lundi 27 octobre 2014, au cours d’une cérémonie présidée par le premier responsable himself, de l’établissement, Robert Sangaré, témoignant ainsi toute l’importance qu’il accorde à la préservation de la santé des agents de la structure qu’il dirige.

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« Il faut que que nous ayons une bonne organisation, qui prend en compte tous les aspects fondamentaux dans notre stratégie pour réussir la prévention de la maladie à virus Ebola », a insisté le directeur général du CHU-YO.

Notre pays n’est pas touché par la maladie à virus Ebola, car les   cas suspects annoncés çà et là, se sont révélés négatifs, après analyses des prélèvements. Comme ce fut le cas du  dernier patient en date, reçu au CHU-YO le 20 octobre, et qui a été libéré trois jours, après l’annonce de ses résultats. Pour autant, le CHU-YO est sur ses gardes, et a déjà pris des mesures pour parer à toute éventualité. Lesquelles mesures ont été élaborées par un comité composé des spécialistes et sommités du corps médical du CHU-YO, et qui recommandent la formation des agents.

Pour le DG du CHU-YO « les agents de santé sont en première ligne du front contre Ebola, c’est pourquoi ils doivent être formés sur cette maladie afin de se prémunir eux –mêmes d’abord, ensuite pour éventuellement faire face ebola 2conséquemment à des cas suspects »  En effet, le CHU-YO est la structure de dernier niveau de recours au plan national, par conséquent il est compréhensible, que ce soit dans cet hôpital que l’on reçoive des patients suspects. Ainsi, «  si le personnel est formé et rassuré au regard des mesures de protections prises, il ne va pas céder à la panique », a indiqué Robert Sangaré.  Cela parce que les derniers cas suspects reçus au CHU-YO courant septembre et octobre, ont donné lieu à des rumeurs débouchant à la quasi-psychose, véhiculée des fois par les agents de santé.

L’information et la formation étant des meilleures armes qui rassurent «  nous devons privilégier l’esprit maison dans notre combat contre Ebola, autrement dit mettre l’accent sur une défense collective », foi du directeur général du CHU-YO à l’endroit des participants à la formation.

Pour mieux assurer cette défense, le CHU-YO est en train de construire un local d’isolement plus adapté pour la prise en charge des cas suspects, et qui sera prêt dans trois mois. D’ores et déjà, les produits de lavage des mains comme les gels désinfectants, les dotations des services en consommables de protection courante (gants, eau de javel, le chlore) ont été disponibilisés. Quant aux combinaisons de protection, ainsi que les thermomètres au laser, les services notamment les différentes urgences, en ont reçu des dotations, d’autant plus qu’ils constituent les portes d’entrée des malades au CHU-YO.

Le formateur Dr Rogobert Thiombiano, chef de service des Maladies infectieuses, décrivant un cas suspect d’Ebola, affirme qu’il s’agit de « toute personne souffrant d’une forte fièvre qui ne répond à aucun traitement des causes habituelles de fièvre  dans la région, et qui présente au moins l’un des signes suivants : diarrhée sanglante, hémorragie gingivale, hémorragies cutanées (purpura), hémorragies conjonctivales et présence de sang dans les urines. » Pour lui, la formation consiste à rappeler et à insister sur les leçons  relatives aux règles d’hygiène reçues par les professionnels dans les écoles de formation. Après quoi, les participants seront formés sur les comportements à tenir devant tout cas suspect , de même que les mesures à prendre immédiatement, que sont : « Ne pas paniquer /Ne pas toucher le malade/Isolez le cas présumé des autres patients/Appliquer les mesures de barrières strictes de protection (désinfection des mains, port des barrières de protection)/Informer son chef de service/Contacter l’équipe médicale du ebola 4service des maladies infectieuses en composant les numéros 448 ou 534 pour la gestion du cas/Saisir le service d’hygiène du CHUYO pour désinfecter  la salle, après le transfert du patient/Assurer le suivi des contacts.». Il a salué l’engagement et le plaidoyer du directeur général, pour que cette formation puisse être étendue à tous les acteurs hospitaliers.

La formation vise également à faire des travailleurs du CHU-YO des vecteurs d’information et de sensibilisation auprès des usagers et de la population. Réussir la lutte contre Ebola suppose « que nous ayons une bonne organisation, qui soit mise en place certes, rapidement, mais pas dans la précipitation au risque d’occulter certains aspects fondamentaux dans notre stratégie », a fait savoir le directeur général.

A noter que la formation va s’atteler sur 14 jours avec des séances de rattrapage pour ceux qui auront raté leur programmation pour des raisons professionnelles.

Service communication




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