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CHU-YO : résultat négatif pour le cas suspect d’Ebola

Le lundi 20 octobre dernier, un jeune burkinabè ayant séjourné à Conakry (en Guinée) courant mois de septembre a été admis dans une chambre d’isolement du service des maladies infectieuses du CHU-YO, par mesure de précaution. Mais ce cas dit suspect a suscité des rumeurs malveillantes auxquelles le directeur général du CHU-YO, Robert Sangaré, a invité, par voie de presse le  25 octobre 2014, la population à ne pas céder

Le lundi 20 octobre, une clinique privée de la place a reçu un jeune burkinabè qui se plaignait de maux de tête persistants malgré la prise de paracétamol. Pendant l’interrogatoire, l’on s’est rendu compte qu’il a séjourné en Guinée et est rentré au pays le 28 septembre. Le point focal de gestion des cas suspects, à savoir la direction régionale de santé du centre fût alors activé. C’est ainsi que le malade est arrivé au CHU-YO où il a été placé en observation le temps de faire des prélèvements pour des analyses en France, qui se sont révélés négatifs. Et  le malade a regagné son domicile  le 24 octobre. « Il n’y a p Ebola 1donc pas de cas suspect à Yalgado », a tenu à rassurer le DG, d’entrée.

Dès le départ, tous les signes montraient qu’on était loin des symptômes du virus Ebola. En effet, le temps d’incubation du virus est de 5 à 21 jours. On constate en comptant, que le jeune homme était quasiment hors du temps d’incubation dès l’origine. Cependant « c’est dans un souci extrême de protéger notre population que nous avons réagi comme cela », a noté le directeur général. Et de se réjouir que le système de prise en charge ait marché et qu’on ait pu faire le contrôle. Le DG a salué le professionnalisme de tous les acteurs dans la gestion de ce cas suspect.

Cependant, Robert Sangaré a déploré les rumeurs malveillantes qui ont circulé suite à l’isolement du patient, souvent par des  agents mêmes de Yalgado. Au lieu de rassurer les populations, ces agents ont véhiculé des informations infondées qui ont contribué à alimenter la psychose dans la ville de Ouagadougou et même au-delà.

Sur ce point, le directeur général explique, « après le plan national de riposte qui a été élaboré par le ministère, nous à notre niveau, conscients de notre rôle en tant qu’hôpital de référence et hôpital de dernier recours, nous avons créé un comité de veille et de prévention composé de sommités du corps médical pour réfléchir à des mesures internes. Ce travail a permis l’élaboration d’un document d’intervention sur lequel nous travaillons». De ???????????????????????????????ces mesures, il faut noter les mécanismes de protection comme la mise à disposition des appareils à gel, des lave-mains, du chlore, des thermomètres laser, les kits de protections . En outre, un plan de formation (initialement prévue pour 500 agents) est  étendu à plus de 1000 agents de Yalgado, y compris les stagiaires internes, grâce au plaidoyer du DG. Il y a également  la construction  d’un local d’isolement initialement prévu pour les cas suspects mais qui sera réaménager à l’effet d’intégrer un compartiment pour la prise en charge des cas avérés, au cas où .

Les choses avancent dans le bon sens en ce qui concerne la prévention et les mesures de riposte à d’éventuels cas suspects de la maladie à virus Ebola à Yalgado. Le directeur général appelle donc les uns et autres à ne pas céder à la panique. « C’est nous qui devons garder la sérénité, croire à la science médicale. Car c’est de notre responsabilité que de constituer le premier front de lutte contre la maladie à virus Ebola », a rappelé le directeur général.

Service communication




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