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Département d’Anesthésie-réanimation : la méconnaissance du principe d’admission des malades cause des problèmes.

Dans le cadre des rencontres d’échanges avec les départements, le directeur général a rencontré le personnel cadre du département d’Anesthésie-réanimation ; le vendredi 13 mars 2015, à partir de 10H, dans la salle de réunion des Urgences médicales. La rencontre qui a abouti à des mesures et  décisions, a permis d’aborder les points suivants: structuration du département, fonctionnement et autres préoccupations diverses.

Après avoir présenté les objectifs de la rencontre, qui visent à mieux comprendre les préoccupations du département, le directeur général a souligné que du fait que les besoins des services sont souvent acheminés de manières éparses à la direction générale, il sied qu’à l’occasion de cette a1rencontre, l’on puisse recenser ceux qui sont véritablement prioritaires.

Pour le chef de département, le Pr Nazinigouba Ouédraogo, la présente rencontre est importante, car elle est élargie aux autres médecins et personnels du département, qui n’assistent pas aux cadres d’échanges réservés aux chefs de services. Mais pour des contraintes de calendrier, le personnel n’a pu tenir une réunion préparatoire, a indiqué le chef du département. Pour autant, les questions essentielles du département étant connues, c’est donc l’occasion d’en discuter.

Structuration du département : le département d’Anesthésie réanimation est composé du service de la réanimation polyvalente, du service des grands brulés et du service des urgences médicales. La particularité du département est d’avoir des prestations transversales, car ses agents interviennent dans d’autres services du CHU-YO : en Chirurgie générale et viscérale, Neurochirurgie, Traumatologie, Gynécologie-obstétrique, blocs (ORL, Stomatologie, Ophtalmologie) en Endoscopie, et en grande réanimation, leur « maison mère ».

C’est dire que leur logique de fonctionnement a toujours été celle d’un département, qui a eu l’avantage d’être formalisée avec la départementalisation survenue en 2012, adoptée dans  le nouvel organigramme du CHU-YO. Le souhait du chef de département, est de donner un contenu opérationnel à son département qui, pour le moment, a besoin d’un secrétariat, de ses propres locaux, et du matériel bureautique. Par ailleurs, certains n’ont pas suffisamment encore intériorisé l’érection des départements, si bien qu’on continue d’envoyer des courriers au chef de département, mais en sa qualité de chef de service.

Fonctionnement

Les questions de fonctionnement du département ont retenu l’essentiel des échanges, où les besoins en ressources humaines, en équipements, et la nécessité d’une meilleure coordination, ont été exposés par les différents intervenants. Les besoins en ressources humaines: à ce niveau, il ressort que le département a un effectif de 09 médecins, dont trois hospitalo-universitaires, et 85 d’infirmiers. A l’échelle de la dimension du CHU-YO et des nombreuses prestations que le service doit  fournir, ce nombre est insuffisant. En réanimation polyvalente par exemple, le nombre d’infirmiers ne cesse de baisser : ils ne sont que 10 alors que dans le passé, ils valaient 30. Pour une meilleure gestion du personnel infirmier, il est souhaitable que la direction générale, qui reçoit du personnel les affecte directement dans le département d’Anesthésie réanimation qui, à son tour, les déplorera dans les services ou unités en fonction des besoins. S’agissant des médecins anesthésistes, le directeur général, a demandé au département de voir la possibilité de création des unités, dont ils seront responsables. Les besoins en équipements et matériels de travail : l’expression des besoins d’équipements en Anesthésie réanimation, doit être faite par le département du même nom, et non par les autres services. Car, connaissant mieux les matériels et leur usage, le personnel du département pourra favoriser la rationalisation tant dans le déploiement que dans leur utilisation dans les autres services. Au niveau de la grande Réanimation, il manque un compresseur d’air, ce qui est source de grande consommation d’oxygène. Etant donné la particularité des malades de la ???????????????????????????????réanimation qui sont « lourds », cela induit une prise en charge contraignante et nécessite une surveillance régulière. Cependant, certains appareils très utiles aux soignants (moniteurs) sont en nombre insuffisant La nécessaire de coordination : le besoin se fait sentir de d’abord clarifier les missions assignées au département d’Anesthésie réanimation, à partir desquelles on pourra juger de la qualité de la prise en charge des patients. Car du moment où les patients qui y arrivent déjà épuisés physiquement et financièrement (après avoir fait le tour d’autres structures ou services du CHU-YO), le taux de mortalité est perçu comme élevé. Il en résulte que le service est qualifié par certains de « mouroir », alors qu’en principe, la moitié des patients qui y sont admis ne devrait pas l’être, en réalité. En cause généralement, la méconnaissance du principe d’admission des malades dans ledit service. Au service des Urgences médicales, le transfert des patients, surtout les après-midis et les week-ends vers les services d’hospitalisation, butte sur une contrainte. Egalement, dans le processus de prise en charge, certains médicaments font défaut dans les box, et le temps que les patients puissent se les procurer en pharmacie,  retarde un peu le début des traitements.

Autres préoccupations diverses. Dans le projet d’ouverture du pôle Yalgado 2 à l’ex-secteur 30, le département devrait y déployer une partie de ses agents. Ce qui nécessitera d’avoir au moins 05 médecins anesthésistes pour pouvoir répondre aux attentes des autres services.

En vue d’instaurer des pratiques professionnelles harmonisées au CHU-YO, il convient que la direction générale fixe les règles du jeu connues et qui s’imposeront à tous.

???????????????????????????????D’aucuns estiment que la part contributive en valeur financière des anesthésistes-réanimation, n’est pas suffisamment perçue. Car les coûts de leurs prestations sont intégrés la plupart du temps dans les actes opératoires des chirurgiens.

Mesures & recommandations. Le directeur général a rappelé le souhait  suivant : les responsables de services ne doivent cesser de soumettre leurs besoins à la direction générale, au motif que l’Administration est une continuité. Car les modes de gestion et d’appréhension des priorités des dirigeants ne sont pas les mêmes. En effet, il arrive que d’aucuns disent que la direction est au courant de leurs problèmes qui, pourtant ont été exprimés il y a de cela 10 ans.

A la lumière des échanges, le directeur général a décidé de ce qui suit :

  • Le département d’Anesthésie réanimation est invité à soumettre ses besoins urgents à la direction générale,
  • Ø Conforment au principe du directeur général, c’est sur la base de la liste des médicaments validée du département que les commandes se feront ;
  • Ø Tout infirmier en anesthésie affecté au CHU-YO sera mis à la disposition directe du département d’Anesthésie réanimation ;
  • Ø Les règles et principes du fonctionnement du CHU-YO, s’ils doivent être formalisés, les propositions devront venir des praticiens du terrain. En clair, il faut une concertation à la base ;
  • Ø Les agents du service des Urgences médicales, dans le cadre de la coopération avec Clermont Ferrand, pourront bénéficier des stages en médecine d’urgences ;
  • Ø Le DSG, DMP et le DAF ont instruits de résoudre dans l’urgence la question de compresseurs et de vide d’air ;
  • Ø Le matériel bureautique, notamment les ordinateurs portables ont été commandés pour satisfaire aux besoins des chefs de services.

Le Chef de service communication




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