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CHU-YO : les sages-femmes formées sur la nouvelle méthode de prévention du VIH

Le programme de Prévention de la Transmission de la Mère-Enfant (PTME) du VIH/Sida, a été révisé et prend désormais en compte une nouvelle option appelée B+. C’est pour permettre aux sages-femmes et infirmiers intervenant dans la PTME, d’acquérir de nouveaux savoirs et savoirs-faire, que le CHU-YO a initié une formation de 05 jours (du 11 au 15 mai 2015) à leur profit.

A l’ouverture de la formation, le directeur général du CHU-YO représenté par le directeur de contrôle interne (DCI), a relevé la nécessité pour l’établissement de former ses agents pour les mettre au diapason des nouvelles techniques de la PTME élaborées au plan national.

A plusieurs niveaux de  la PTME, interviennent les sages-femmes:

  • la prévention primaire à l’infection à VIH chez la femme en âge de procréer,
  • la prévention des grossesses non désirées chez les femmes VIH,
  • la prévention chez la femme VIH à l’enfant,
  • la prévention se mène également pendant les accouchements et l’allaitement, par des  soins et conseils.

???????????????????????????????Etant donné que les méthodes de soins évoluent, il est du devoir du CHU-YO  de « recycler » son personnel, pour que celui-ci soit à même de fournir des soins les plus adaptés à chaque patiente. La pandémie est certes en régression, mais quelques chiffres montrent que le combat est loin d’être gagné. Selon l’ONUSIDA, en 2013 au Burkina : « 4% des décès infanto-juvéniles sont dus au VIH/Sida. Sur les 94.000 adultes vivant avec le VIH, 55000 sont des femmes, sans oublier que cette pathologie a déjà fait 130.000 enfants orphelins ». C’est pourquoi, le DCI insisté sur les rôles déterminants que doivent jouer les sages-femmes dans cette lutte. En effet,  le but de la politique nationale de santé du Burkina vise à « contribuer au bien-être de la santé des populations ». Le CHU-YO ne peut véritablement contribuer à l’atteinte de cette finalité sans l’engagement des acteurs de terrain que sont  les paramédicaux, notamment les sages-femmes.

???????????????????????????????Ayant pour rôles de soigner, de soulager de nombreux concitoyens afin qu’ils puissent retrouver les multiples chantiers de construction socio-économique de notre pays, les sages-femmes ont une mission noble, d’autant plus qu’elles s’occupent de la santé « des jeunes, les futurs bâtisseurs de la patrie»

Le Pr Jean Lankoandé, chef du département de la Gynécologie-obstétrique, a invité les sages-femmes à prendre part activement aux différents types de formation qui s’offrent à elles : «  vous devez vous ouvrir pour apprendre, vous former, vous impliquer dans la résolution de cette pandémie qui est une  priorité quotidienne».

Pour la formatrice, Mme Nonguerma, sages-femme au CHU-YO (qui a eu à former des sages-femmes à Addis-Abeba, en république Tchèque, en France, au Mali, sans compte dans les nombreuses provinces du Burkina), la présente formation est nécessaire, car il s’agit d’un nouveau protocole plus simplifié que ???????????????????????????????l’ancien. Le contenu de la formation, a-t-elle précisé, consiste surtout à  « donner des conseils pratiques pour que les sage femmes n’aient pas peur. En fait, les mesures de précaution et de protection demeurent les mêmes. Parce que, par principe pendant l’accouchement, il faut considérer  toute femme comme à risque, que l’on dispose ou non  des informations sur son statut »

Le représentant du DG du CHU-YO a souligné, que  les agents de santé doivent former des vraies équipes de travail où règnent une bonne complicité, une collaboration et coopération exemplaires au service des patients. Ce qui revient à dire que c’est dans une synergie d’actions qu’ils pourront  prendre en charge efficacement les patientes ou parturientes.

Service communication

 




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