full screen background image

L’Unité de stérilisation du CHU-Yalgado OUEDRAOGO : Protéger les malades et les soignants

Les agents commis à la stérilisation constituent un maillon essentiel dans la prise en charge des malades dans les blocs opératoires de traumatologie, d’orl, d’ophtalmologie, des urgences viscérales, de stomatologie, d’urologie, de neurochirurgie. Leur tâche consiste à stériliser tout le nécessaire chirurgical: petits matériels, boîtes laparotomie, boîtes d’amputation, boîtes de pansement sans lesquels les chirurgiens ne peuvent intervenir.

auto2L’unité de stérilisation du CHU-YO est logée au rez de chaussée du grand bâtiment central abritant les blocs programmes du service de la chirurgie générale et digestive. Pour y accéder, il faut enfiler une blouse sinon «on peut apporter des germes ou en ressortir avec», prévient madame Maïmouna Traoré, elle qui a été affectée pour la deuxième fois dans cette unité. Par leurs tâches quotidiennes, ces agents contribuent à assurer la sécurité des patients et des opérateurs.
Tous les blocs de l’établissement y font leur stérilisation. De manière concrète, dans cette unité qui comporte trois pièces, tout commence par la salle de décontamination. On y voit déposées cote à cote trois cuvettes. Dans la première, qui contient de l’eau mélangée à un puissant désinfectant, «nous trempons les matériels pendant 15 minutes  avant de les laver», explique Laure Ouédraogo, qui ajoute que les deux autres cuvettes servent à rincer. Après avoir rincé, on procède au séchage du matériel pendant 15minutes sous des brasseurs. Mais comme il y a beaucoup à faire «on n’a pas souvent le temps de faire le séchage des matériels, nous les nettoyons et conditionnons rapidement, et vite on passe directement à la machine».

poi

Une popinelle

Dans la salle de stérilisation, il y a, outre deux popinelles, un imposant appareil appelé autoclave, véritables outils de travail des agents de stérilisation. Avec les popinelles, la stérilisation se fait à vapeur sèche. Cela peut prendre au maximum 45 minutes avec ces types d’appareils davantage adaptés à la stérilisation des petits matériels comme les pinces et ciseaux. Quant à l’autoclave, en plus de pouvoir contenir beaucoup de matériels et de grande s dimmesions, elle permet la stérilisation de trois types d’instruments: les instruments solides (pinces et autres) , les instruments flexibles comme les tuyaux d’aspiration, et les instruments secs à l’instar des sondes d’aspiration. «En fonction du type d’instruments que nous voulons stériliser, on fait le réglage de l’appareil, et le temps que ça va prendre s’affiche sur le petit écran», précise Laure Ouédraogo avec démonstration en appui. Cependant, c’est loin parfois d’être une certitude, c’est pourquoi en plus des témoins sont utilisés. Il s’agit du scotches avec des rayures que les agents découpent et collent sur les boîtes refermant les instruments. Quand tout le contenu est bien stérilisé, «les rayures virent, c’est- à-dire qu’elles changent de couleur, en ce moment on est sûr», fait savoir Laure Ouédraogo.

autocl

Mme Traoré chargeant son autoclave

Pour pouvoir répondre aux besoins des nombreux blocs du CHU-YO, l’équipe de trois personnes s’organise de sorte à avoir la présence de deux personnes de 07 heures à 17 heures, du lundi au vendredi. Et les week-ends, le troisième agent assure la permanence. Si les agents affirment travailler normalement, des contraintes cependant sont parfois nombreuses. L’autoclave marche à vapeur humide, si fait que «quand il y a coupure d’eau, même si nous sommes à moins une minute de la fin de la stérilisation, l’appareil s’arrête et il faudra tout reprendre de zéro. Comme ça on peut perdre 02 heures inutilement», lance madame Traoré. Il en est de même lorsqu’il y a des cas de coupure d’électricité.

A la question de savoir si l’équipe arrive à satisfaire toutes les demandes des blocs. La réponse est un oui franc. C’est une question d’organisation « par exemple avant de descendre, nous prenons le soins de stériliser toutes les boîtes d’urgences que nous stockons dans la troisième la salle dite de stockage, et la clé est déposée dans la salle de garde». Ainsi, au cas où les chirurgiens auraient épuisé les boîtes mises à leur disposition, ils peuvent se servir eux-mêmes en attendant que «le lendemain matin nous arrivions au travail», rassure madame Traoré. Vous êtes si prévoyante? «ah ! si on ne fait pas comme çà, si tu rentres à la maison, même si c’est à 02 heures du matin, on a nous rappeler», lâche-elle avec un air très sérieux. Vous a-t-on déjà félicité pour votre travail? «Hummmmmm !!»

Service communication




Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *