full screen background image

Gynécologie – Obstétrique

Les lions de Ouagadougou Kanu solidaire des parturientes

 Le club rotarien Ouagadougou Kanu a fait parler son cœur ce vendredi 29 mars 2013, à la maternité  du CHU YO à travers la remise d’un lot de consommable sanitaire composé de 100 kits césarienne. Un don qui,  à n’en pas douter,  vient soulager, un tant soit peu,  les bénéficiaires.

le Pr Milogo recevant un kit des mains de Brigitte Diakité à gauche

Pr Francoise Millogo ( à droite) recevant un kit des mains de la présidente de Lions Ouagadougou Kanu Mme Brigitte Diakité.

D’une valeur  totale de 3 600 682 FCFA, ce don participe à la matérialisation  du  slogan « donner la vie sans périr » au profit de beaucoup plus de femmes au Burkina Faso.  Ce geste de solidarité, qualifié de modeste par la présidente 2012/ 2013 du club, Brigitte Diakité  vient en appui aux efforts multiformes que consentent le gouvernement et le CHU pour faire de la maternité sans risque pour tous, une réalité.

une photo de famille

La photo de famille après la cérémonie de remise

Le Pr  Françoise Milogo,  représentant le chef de service, a, au nom des bénéficiaires, remercié les généreux donateurs. Elle a rassuré du bon usage du don qui ira à celles qui sont réellement dans le besoin.

Intervenant en dernier lieu et au nom du directeur général empêché, le gestionnaire des kits M. Podiagué,  a tenu à rectifier la modestie de Brigitte Diakité en qualifiant le don d’énorme. Ces kits, a-t-il précisé,  permettront de  soulager beaucoup de familles en difficulté financière.  A l’instar de 2011 et de 2013, le club rotarien a émis le souhait d’avoir les moyens de revenir avec d’autres dons l’année prochaine.

          Aminata Ouédraogo, stagiaire

        Service communication du CHU-YO

&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&& 

Cancer du sein:  L’autopalpation comme moyen de dépistage précoce

Dans l’ordre de l’ampleur des chiffres, le cancer du sein vient de détrôner le cancer du col de l’utérus qui était jusque là considéré comme le type de cancer le plus fréquent sur le continent noir. Nous avons rencontré le Dr Yobi Alexi Sawadogo, médecin gynécologue, spécialiste en oncologie médicale au Service de Gynéco- Obstétrique du CHU- Yalgado Ouédraogo, pour davantage de connaissances sur cette pathologie des femmes en l’occurrence.

yobi bon

Le Dr Alexie Yobi Sawadogo

Même s’il n’est pas aisé de définir le cancer du sein, on peut retenir qu’il «  s’agit d’une multiplication à l’infini des cellules qui, au lieu de mourir conformément à leur programmation, vont dans le cas du cancer du sein, former une boule, une tumeur due à une prolifération des tissus mammaires », explique Dr Sawadogo.

Le cancer du sein  se manifeste par la présence d’une boule, mais « parfois cette boule peut être si petite, qu’il faut une radiographie pour la découvrir ». Si la boule  devient une peu grosse, « la femme, à l’autopalpation, peut trouver une boule anormale dans son sein » ; et enfin, lors d’une consultation médicale, le médecin à l’aide des examens complémentaires «  peut savoir si la boule est un cancer ou pas », renchérit  le gynécologue qui, aussitôt rassure avec cette précision: « toute boule dans le sein n’est un cancer, il peut bien s’agir parfois d’une tumeur bénigne ».

Jusqu’à présent, on n’a pas trouvé une cause en tant que tel du cancer du sein, mais plutôt un ensemble de facteurs de risque qui prédisposent au mal. On peut avoir  ces facteurs sans faire le cancer du sein. « Aujourd’hui 70% des cas que nous enregistrons n’ont pas ces facteurs de risque », constate l’oncologiste avant d’argumenter : «  tout ce qui concoure à l’augmentation du taux  des hormones féminines comme l’estrogène chez la femme peut être considéré comme un facteur de risque». Il y a plusieurs facteurs de risques, dont «  l’obésité et la sédentarité »,  car  le manque de sport ne permet pas l’élimination de certaines hormones, et même des graisses animales de plus en plus consommées les villes. Une femme qui n’a jamais accouché s’expose à des risques également en ce sens que «  le sein est un organe, plus on l’utilise plus il (les cellules) devient mature et peut donc mieux se protéger contre le cancer du sein. Tout  traitement hormonal comportant beaucoup d’estrogène, la contraception appliquée sur plus de 12 ans, et le fat d’avoir sa première grossesse à plus de 35 ans,  sont considérés comme des facteurs de risques, sans oublier les prédispositions familiales.

Pouvoir guérir les patientes de cette pathologie, plusieurs  réponses sont possibles,  en fonction du niveau de gravité ou de la spécificité du cas, et parfois au regard des moyens. Et le médecin gynécologue se veut vraiment rassurant,  car on peut en guérir si le mal a été  dépisté tôt c’est-à-dire que s’il est toujours localisé au niveau du sein. Ainsi, la chimiothérapie (à savoir l’élimination des cellules cancéreuses au moyen des médicaments),  de même que l’hormonothérapie (traitement agissant sur l’hormone responsable du mal)  peuvent aider à endiguer le mal. « Les coûts des médicaments entrant dans ces deux types de  traitement étaient il n’y a pas longtemps relativement élevés. Mais depuis un certain temps, on en trouve ces médicaments en générique aussi efficaces et coûtant 10 dix fois moins chers » révèle le spécialiste avant de donner l’autre alternative de traitement : soit par  la chirurgie (le traitement le  plus accessible dans notre pays), soit par  la radiothérapie qui consiste à exposer la tumeur aux rayons X de forte densité pour tuer les cellules cancéreuses (technique qui sera bientôt possible avec l’ouverture du service de la médecine nucléaire).

Quelques infos sur le cancer  du sein:

 -les hommes peuvent faire le cancer du sein, même si leur nombre ne représente que 1sur 100 des cas.

-Très rarement le cancer attrape les deux seins à la fois, sauf si le premier sein malade n’a pas été soigné à temps.

-Au moins une fois par an, toute  femme doit faire un examen complet gynécologique.

-Avec l’Association KIMI, il y a souvent des campagnes de dépistage et de sensibilisation sur le cancer du sein, qui suscitent des engouements de la part des femmes.

– Selon une étude, 15 mn de sport par jour pendant 05jours par semaine permet d’éliminer les matières grasses et partant réduire le risque de faire le cancer du sein.

-Selon une étude, la consommation du thé vert de chine, du soja et des fruits réduirait également le risque de faire le cancer.

-les règles précoces à 9ans (la moyenne est comprise entre 13 et 17 ans), et les ménopauses tardives après 55 ans ( la norme c’est 47 à 50 ans) constituent des facteurs de risque, car le nombre d’années d’exposition aux hormones est assez élevé.

-La prédisposition familiale à faire le cancer du sein à cause du gène  (BCR1, BCR2 ou BCR3) qui fait multiplier le risque par 10, amène à mettre les membres de cette famille systématique sous surveillance, en Europe

-Les autorités en charge de la santé de notre pays, sont avancées dans la validation de la politique nationale de lutte contre le cancer du sein.

Service communication