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EPS de Ville Evrard

Jumelage hospitalier entre la France et le Burkina Faso : Une journée de réflexion pour revitaliser la coopération

Les hôpitaux burkinabè et leurs jumeaux français se sont retrouvés le samedi 08 février 2014 au Centre Hospitalier  National Blaise Compaoré ( CHN-BC) pour  prendre le pool de leur relations partenariales et réfléchir sur comment  améliorer l’état de santé leurs coopérations. A cette occasion, les délégations de Lyon, de Ville Evrard aux côtés des présidents des Conseils d’Administrations,  directeurs généraux, professeurs, conseillers techniques  et spécialistes du domaine de la santé, ont pu faire des bilans d’étape de la coopération, sur fond de meilleure perspectives.

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C’est le ministre de la santé, Lené Sebgo ( troisième à partir de la gauche) qui a procédé à l’ouverture des travaux

Favoriser les échanges de connaissances actuelles, d’expériences et de bonnes pratiques professionnelles dans le domaine de l’administration hospitalière et de la prise en charge des malades. C’est l’apport des jumelages pour les établissements hospitaliers. La coopération Nord-Sud, à l’image de celle entre la France et le Burkina Faso, est identifiée comme un moyen important de mise en œuvre des plans et politiques nationaux en matière de santé dans notre pays. « La coopération décentralisée occupe une place primordiale dans la mise en œuvre de notre politique sectorielle en matière de santé » , a dit le ministre de la Santé Lené Sebgo. La contribution  du jumelage à l’amélioration de la santé au Burkina Faso est de plus en plus manifeste. Léné Sebgo s’est réjoui de la complémentarité entretenue entre les jumeaux et qui apporte une plus-value aux offres de santé dans notre pays.

Contrairement à la coopération entre le CHU-YO et EPS Ville Evrard dont le bilan fait état d’un taux de plus de 80% de réalisations, certaines coopérations tombent en désuétude du fait de certains obstacles. Les coopérations sont le plus souvent une affaire d’homme. Aussi, certains jumelages présentent des lacunes dans le suivi des conventions voire souffrent d’une absence de conventions normalisées fixant les règles entre les partenaires. Ainsi,  est-il  fréquent de voir des jumelages souffrir d’un changement d’organe de Direction ou du fait de l’absence d’un ou de plusieurs individus.

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Photo de famille avec le premier responsable du département de la santé

Outre l’état des lieux des jumelages existants entre les hôpitaux burkinabè et ceux français que cette journée de réflexion a permis d’établir, la présente se veut non seulement une opportunité de raffermissement des liens partenariaux déjà existants, mais surtout elle offre l’occasion de nouer des premiers contacts à l’effet de tisser  des relations de jumelage.

Les forces et les faiblesses des jumelages cernés, les participants à la journée de réflexion se sont évertués à proposer des solutions afin de mettre en selle les coopérations en léthargie et explorer d’autres pistes de jumelage. Ceci en ayant à l’esprit, l’engagement des autorités de tutelle à accompagner les actions de jumelage notamment à travers le jumela3renforcement  du cadre légal existant. Les jumelages devront être bâtis sur des conventions claires engageant les parties afin d’échapper aux aléas des changements de direction et autres.

« Quand on te lave le dos, lave toi la face ». C’est la formule que le président du comité d’organisation, Robert Sangaré a utilisé pour suggérer ce qui doit désormais conduire le partenariat entre les hôpitaux jumeaux. « Nous devons nous dire que le jumelage n’est pas de l’assistanat », a-t-il insisté. « Le jumelage ne conduira pas à un désengagement de l’Etat mais plutôt à un accompagnement des différents acteurs pour leur permettre de réaliser ceux qu’ils sont convenus de faire ensemble », a rassuré le ministre de la Santé.

Service communication