Ils étaient près de deux cent participants cet après mdi à l URF /SDS de l Université de Joseph Ki Zerbo, à prendre part au lancement de la journée de communication scientifique, qui est un cadre formation et d’échanges entre les paires mais également entre les anciens et leurs cadets. Cet espace d’échange avait été créé à l’époque et était animé par les précurseurs que sont les Pr Ouiminga, Hilaire Tiendrebéogo, Amadou Sanou, Jean Kaboré, Arouna Ouédraogo, etc. Ce dernier a rappelé qu’à l’époque, les rencontres se tenaient tous les mardis soirs. Il a invité les jeunes assistants à investir ce cadre de réflexion et à y participer activement.

Il faut relever que ce cadre d’échanges intergénérationnel et de formation continue était dans la léthargie pour ne pas dire une mort clinique. C’est avec satisfaction que des scientifiques de renom à la retraite ont participé cet après-midi à sa renaissance en faisant le déplacement de l’amphithéâtre Hilaire Kiendrebeogo. Il s’agit des Pr Robert Soudré (fortement ovationné), Arouna Ouédraogo, Cissé Rabiou, Da Christophe, Abel Kabré, Pascal Nyamba, Pr Fatou Barro, Karfo kapouné, etc.

Dans la salle, des figures de célèbres scientifiques de la médecine : des anciens, des moins jeunes, des jeunes sont présents pour se tenir la main afin de cultiver l’excellence et de porter la science médicale du Burkina Faso au sommet de la pyramide.
Le « maître de cérémonie », le Pr valentin Yameogo, chef de service de cardiologie du CHU yalgado Ouédraogo, a rappelé la nécessité d’apprendre aux plus jeunes les techniques de communication orale, de présenter et discuter les travaux de recherche lors de leurs rencontres scientifiques, qui auront lieu tous les mardis.

A l’occasion de cette renaissance, c’est la revue Burkina Médical, sous l’égide du Pr Somaila Ouédraogo, rédacteur de ladite revue, qui a fait une communication inaugurale qui a porté sur « comment rédiger un cas clinique pour une revue scientifique ? »
Il a donné plusieurs astuces aux jeunes assistants, il a donné des techniques rédactionnelles, et expliqué que l’article entre autres doit être rare, original, il doit avoir une valeur pédagogique, il doit valoriser la pratique médicale, et avoir un impact sur la santé publique. Il a énuméré les erreurs à éviter, les précautions d’utilisation de IA, et comment choisir les revues scientifiques pour les publications.

Le Pr Soudré, qui a fait marrer plus d’un, a rappelé que lui il appartient au siècle passé. Mais il demeure un pont entre deux siècles. Il a invité les jeunes enseignants chercheurs en ces termes : « vous devez vous fixer des bons objectifs et à savoir où aller »
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