(Ouagadougou, le samedi 10 octobre 2026/ CHU-YO) Le chef de service de la Psychiatrie, le Dr Boubacar Bagué et deux de ses collègues ont co-animé ce jour une conférence publique sur la santé mentale en lien avec le contexte sécuritaire du Burkina Faso. Devant un public composé de médecins, de stagiaires, d’agents publics, d’accompagnateurs de malades, les présentateurs en l’occurrence les Dr Alphonse Nikiema et Aicha Sanou /Traoré ont mis en exergue les rapports entre la crise sécuritaire et la nécessité de renforcer les dispositifs de diagnostic et de prise en charge psycho et médicosocial au profit des victimes. Il ressort des communications que les déplacés internes, femmes et enfants, les FDS et VDP sont les plus touchés par les conséquences de la crise au plan santé mentale.

Les spécialistes ont fait savoir que les blessures psychiques font beaucoup de dégâts dont les effets peuvent durer 10 ans. C’est pourquoi, les enfants, les tout-petits des zones sécuritaires doivent bénéficier de suivis adaptés en cas de soucis de santé.
Cette communication était importante à plus d’un titre. « C’est une occasion pour magnifier les acteurs du terrain qui font un travail formidable et de sensibiliser les populations sur les conséquences de la crise sécuritaire sur la santé mentale », a souligné le Dr Bagué. Le plus important c’est d’apprendre à connaître les signes d’alerte et à recourir à temps aux agents de santé en cas de besoin.

La santé mentale est incontournable, elle est un élément clé de la santé de l’Homme sans lequel on ne peut parler de productivité ni de résultats. C’est pourquoi des efforts sont faits par les pouvoirs publics pour le renforcement des capacités des médecins généralistes et d’autres professionnels de santé qui sont déjà sur le terrain. Par exemple, il y a eu une augmentation en matière de recrutement pour la formation des spécialistes avec 28 D.E.S (une première au pays) en 1ere année en 2025, sans oublier le recrutement de 50 psychologues.

Il y a eu une augmentation significative du volume horaire destiné aux stagiaires dans les écoles de formation et le renforcement de l’unité de prise en charge psychosociale dans l’armée ainsi que la création d’un centre de prise en charge dénommée « Psy aid ». Certes les défis sont nombreux mais des efforts sont faits pour gérer les personnes souffrant de maladies mentales dans le contexte actuel.
Les organisateurs ont remercié le directeur général du CHU-YO pour son appui et son accompagnement constant.
Service Communication
