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lundi 20 mai 2024
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L’Unité de sevrage tabagique : « Près 19% de nos usagers parviennent à cesser de fumer », fait savoir le Pr Georges Ouédraogo.

L’Unité de sevrage tabagique de l’Afrique de l’Ouest était à l’honneur ce lundi 13 mars avec la visite du Dg qui y a mis les pieds pour comprendre la gamme des prestations que le Pr Georges et son équipe offrent. Le chef de service de la Pneumologie, le Pr Gisèle Badoum, a fait le déplacement dans l’Unité pour la circonstance pour appuyer le plaidoyer du patron burkinabè du sevrage tabagique.

L’Unité a ouvert ses portes en 2017 et a enregistré à la date d’aujourd’hui plus de 1500 personnes reçues en consultation.

Le positionnement géographique de l’Unité, hors de l’enceinte du CHU-YO, n’est pas un avantage. Le Pr Georges Ouédraogo révèle que certains ne savent pas que l’Unité relève du service de Pneumologie. Même le personnel du CHU-YO se trompe souvent. Il résulte de cette situation géographique que les services de nettoyage, le personnel des ateliers (soudeurs, fleuristes, électriciens, plombier.) ont tendance à oublier l’Unité dans leurs prestations.

Le chef d’Unité et son équipe mènent essentiellement des activités de sensibilisation tant au sein de l’Unité qu’à travers les villes du Burkina Faso. On retient que 19% des consultés arrivent à cesser de fumer. Mais un pourcentage important soit plus de 40% sont des perdus de vue. Après la consultation on perd leur trace.

En plus de la sensibilisation, il y a le dépistage des maladies liées au tabac suivi de leur prise en charge en collaboration avec les cardiologues, les pneumologues, ou les hépato-gastrologues.

Les contraintes? c’est le manque de personnel. L’Unité n’a pas de secrétaire depuis un moment car celle qui y était a été affectée à d’autres tâches.  L’Unité n’a pas de personnel propre. En dehors du Pr Georges et d’une infirmière (qui est la seule permanente), les autres travailleurs, médecins et infirmiers que l’on trouve parfois dans l’Unité, y sont pour des appuis ponctuels.

Les autres préoccupations de l’Unité sont liées à l’insuffisance des fournitures de bureau, d’équipements informatiques.

Il y a également par moment la rupture des substances de substitution à la nicotine dans l’unité. Or, prescrire les ordonnances pour que les usagers aillent dans les pharmacies, leur revient trois fois plus cher, financièrement.

Service communication 




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