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lundi 10 juin 2024
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Urgences traumatologiques : « le bloc des urgences doit être fonctionnel dans deux semaines », s’engage le Dg

Une forte équipe du Pr Mamoudou Savadogo, chef de service de la Traumatologie-orthopédie, a accueilli le Dg, Ousmane Néré, ce jeudi 8 janviers 2013 sous le coup de 12 H pour la visite des coins et recoins de l’Unité des Urgences traumatologiques.

Première escale :  la salle des plâtres. Là, le lavabo, le circuit d’eau, le ventilateur et l’une des trois tables doivent être remis en bon état de marche. Dans le box d’accueil des urgences, la dynamique de changer les feuilles cliniques par des dossiers médicaux et les carnets spécifiques est enclenchée. « Bientôt, nous allons arrêter de remplir les feuilles volantes », a expliqué le Chef de service. Les ampoules du négatoscope doivent être changées. En face du box d’accueil, se trouve la salle de soins mais qui est plus utilisée comme salle d’accueil, tellement l’affluence des blessés est continue.

après la visite, le personnel posant avec le dg

L’hygiène doit être renforcée en nettoyant régulièrement les espaces. Sur ce point, le dg a donné carte blanche au Major de faire travailler tout son personnel, de même que les éléments du service de nettoyage. Car, il n’y a pas de raison que les toilettes et les couloirs ne soient pas nettoyés. « Chacun doit mériter son salaire en faisant correctement son travail », a-t-il indiqué.

Les couloirs comme d’habitude ont été transformés en zones d’hospitalisation de fortune, sans oublier que certains patients sont sur des matelas à même le sol. Faire des soins sur des patients à même le sol, cela à terme provoque des maladies professionnelles chez les soignants. Dans les salles de mise en observation, le Dg a donné des instructions de faire confectionner des paravents pour séparer les lits. Cela participe à l’humanisation de la prise en charge des malades.

Pour aérer et avoir une bonne température dans toutes les salles de la zone d’accueil, il est prévu l’installation d’un bio-climatiseur à l’image des Urgences médicales. L’inquiétude du personnel, c’est de savoir si les maintenances seront régulières à chaque fois qu’il y aura des pannes sur l’appareil.

Le bloc opératoire dédié aux urgences sera bientôt opérationnel. L’engagement a été pris par le Dg de compléter les équipements demandés dans les meilleurs délais. Si tout va bien, dans deux semaines, le bloc dédié aux urgences va recevoir ses premiers patients.

L’un des gros problèmes de la chaîne chirurgicale au CHU-YO c’est la stérilisation. Dans l’impossibilité d’avoir une stérilisation centrale dans l’immédiat, il n’y pas de choix que d’acquérir d’autres autoclaves et de renforcer le nombre d’agents affectés à la stérilisation. Car, actuellement, beaucoup de services recourent à la stérilisation de la Traumatologie- orthopédie. Un besoin de quatre boîtes de containers a été exprimé par le responsable de la stérilisation. Les besoins de climatisation, d’armoires vitrées, de matelas, de lits et de toilettes fonctionnelles ont été posés au dg.

Dans le volet ressources humaines, le Service ne compte que cinq chirurgiens du fait du départ à la retraite de deux médecins qui n’ont pas été remplacés. Le Chef de service, dans son plaidoyer, a pu obtenir l’affectation d’un médecin anesthésiste-réanimateur qu’il « partage » d’ailleurs avec la Neurochirurgie. Il a exprimé le besoin d’avoir deux chirurgiens.  Pour pouvoir assurer la prise en charge des urgences traumatiques, prendre en charge les patients de l’orthopédie et gérer les consultations externes, il faut un minimum de renfort en personnel au niveau des infirmiers, attachés de santé et GFS.

Il faut souligner qu’un projet d’extension de l’aile gauche de l’Unité des Urgences traumatologiques est en cours, et pourrait juguler l’insuffisance des locaux. Mais prévient le Pr Savadogo, « les urgences ne sont pas extensibles à souhait, sinon ce sera un appel d’air et on aura toujours des malades à terre…Ce qu’il faut c’est réguler des patients à l’échelle des CHU de la ville »

Dans l’Unité, l’une des contraintes exprimées par le personnel est liée aux kits d’urgences incomplets. Les frais de consultation étant incorporés dans le prix des kits, si les patients paient leurs produits hors du CHU-YO, « en lieu et place de nos kits, nous perdons », a relevé le Major. Il en est de même de la Neurochirurgie qui ne dispose pas de kits d’urgences propres. Le Dg a souligné que la question des kits à l’échelle du CHU-YO sera prise en charge incessamment par le comité thérapeutique.

Sur les questions de connexion internet, des cas de patients suspects, des agressions verbales, le Dg a expliqué les démarches qui seront initiées pour les résoudre. Avant de prendre congé des agents, il leur a traduit sa reconnaissance, et les a félicités pour le travail qu’ils abattent au quotidien.

Service communication




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