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vendredi 12 avril 2024
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Néphrologie et Hémodialyse : « il nous faut un comité multidisciplinaire qui soit chargé de l’intégration des malades dans la file active des dialysés », plaide le chef de service, Gérard Coulibaly.

Accueilli par le chef de Service, le Directeur général, accompagné du représentant des travailleurs Naby Nonguema et des services techniques, a pu toucher du doigt ce 1er mars 2023 vers 11h, les réalités et les contraintes du Service de Néphrologie et d’hémodialyse.

Ce sont deux jeunes « lieutenants » du Pr Coulibaly qui ont assuré la visite guidée, en commençant par l’Unité de Néphrologie clinique.  Cette Unité compte 20 lits ; et 1287 consultations y ont été réalisées en 2021 par deux médecins spécialistes et les médecins en spécialisation. On y assure les consultations externes du lundi au jeudi , les admissions en hospitalisation du lundi au dimanche et les gardes à partir de 14h du lundi au dimanche.

Le Dr Juste Y. Bonzi, le chef de cette Unité, a expliqué lors de la tournée, la manifestation des contraintes qui impactent la prise en charge des malades. Le Service n’a pratiquement pas d’issues de secours, les trois portes dédiées sont toutes condamnées depuis des années.  « Il faut les decondamner », a instruit le Directeur général à ses techniciens.  

Que ce soit en Néphrologie clinique ou en Hémodialyse, les problèmes de climatisation, d’étanchéité, de lits et matelas, de chaises, d’éclairage surtout le manque de salle d’archives ont été relevés.  La lancinante question de parking et d’insécurité a été évoquée avec des exemples de désagréments subis. Le manque d’éclairage fait qu’il est difficile la nuit de relier les deux Unités distantes l’une de l’autre de plus de cent mètres.

La passerelle menant de la Néphrologie au centre d’Hémodialyse est absolument dégradée si bien que le transfert des malades et l’acheminement des produits pharmaceutiques sont extrêmement difficiles. Il faut de nouveaux brancards et chariots pour répondre aux besoins exprimés par les GFS.

Également l’impossibilité de faire un certain d’examens surtout les week-end ou les nuits constituent une double équation pour les médecins de la Néphrologie dialyse.  Les besoins en matériel d’oxygénation et le matériel médico-technique ont été listés sur une fiche et remise au directeur général.

En ce qui concerne les ressources humaines, de nouveaux besoins ont été exprimés dans toutes les catégories professionnelles. Impérativement, il faut un diététicien et une psychologue pour le CHU-YO. En termes de perspective, la biopsie rénale et la dialyse péritonéale pourraient être réalisées au CHU-YO s’il y a un accompagnement en équipements et formation du personnel.

Dans l’Unité d’Hémodialyse composée de la petite dialyse et du grand centre d’hémodialyse, le Dg a pu voir les conditions de prise en charge des dialysés, la salle de traitement d’eau, etc.

Le Dr Jonas Nikiama, chef de cette Unité, a expliqué le processus de prise en charge des dialysés. L’Unité compte actuellement 292 dialysés chroniques. Les séances de dialyse se font 7 jours sur 7. Et trois groupes de dialysés se relaient par jour entre 6h et 23h. Les cas d’urgences sont pris en charge entre 23H et 6 h. Les médecins de cette Unité assurent des avis dans d’autres services du CHU-YO à la demande. Ils assurent aussi les consultations des dialysés hors séance de dialyse et des autres malades non dialysés.

Dans cette Unité également, les besoins en ressources humaines, de médecins, infirmiers et GFS ont été listés.

L’une des grosses contraintes en Hémodialyse est liée à l’impossibilité de répondre à l’ensemble des besoins de malades en attende de dialyse tant le nombre de postes de dialyse est limité par rapport à la forte demande. « C’est pourquoi monsieur le DG nous demandons la création d’un comité d’intégration des malades dans la file active », a plaidé le chef de service. C’est un tel comité a composition multidisciplinaire qui doit décider quel malade doit rentrer ou doit attendre. Sur la liste d’attente, nous apprend le Pr Gérard Coulibaly, il y a une centaine de malades.

L’un des responsables du grand centre d’Hémodialyse, le Dr  Gaoussou SANOU, a expliqué comment le manque de produits d’urgences dans le centre impacte la prise en charge des malades.  En effet, a-t -il dit, une urgence peut survenir pendant une séance de dialyse. Quand on remet l’ordonnance à l’accompagnant il peut mettre du temps avant de revenir avec les produits demandés. Des fois il ne gagne pas les produits exigés.

La gestion des fistules au sein du CHU-YO est aussi une réelle préoccupation. Actuellement, les dialysés font leurs fistules hors du CHU-YO à un coût assez élevé à cause dit-on de problème de plateaux techniques, au niveau des blocs opératoires.

Pour une meilleure prise en charge des patients et une gestion efficace du matériel de travail, le Pr Coulibaly suggère l’acquisition des trousses par équipe de travail.

Il a enfin insisté sur le nettoyage des locaux et le désherbage des alentours, et surtout qu’une solution soit trouvée pour éviter les fumées de la zone d’incinération qui dérangent et les malades et le personnel du centre d’hémodialyse.

Le directeur général a remercié le personnel de Néphrologie et de l’Hémodialyse pour le travail abattu au quotidien. Il a demandé au chef de service de traduire sa reconnaissance à l’ensemble des agents du service.

Il a rassuré de la nécessaire prise en compte par la direction générale des problèmes énumérés.  Un certain nombre de préoccupations soulevées seront reversées au comité thérapeutique, comme la question des médicaments, consommables ou le comité d’inclusion des malades. Quant aux questions liées aux conditions de travail et de séjour des malades, elles seront sériées en deux groupes pour être réglées à court terme et moyen terme.

Service communication




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