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vendredi 7 juin 2024
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Urgences médicales : « L’état de fonctionnement des Urgences médicales vous donne une image du fonctionnement global de l’hôpital », dixit le Pr Naziningouba Ouédraogo, médecin anesthésiste- réanimateur urgentiste

Le Chef du département d’Anesthésie-réanimation, le Pr Naziningouba Ouédraogo, accompagné du Pr Bonkoungou  et de Dr Ouattara, du Major Konaté ainsi que de nombreux agents, a fait au directeur général ce mardi 7 mars 203 vers 13H le point sur les réalités de fonctionnement des Urgences médicales assorti des propositions d’amélioration.

Avant cette étape d’échanges dans la salle de réunion du service, l’équipe du Dg a pu voir l’état de dégradation avancée de l’amphithéâtre où les urgences médicales et les urgences viscérales mènent des activités d’encadrement compte tenu des gros effectifs d’étudiants stagiaires que reçoivent ces deux services.

Deuxième étape la zone d’accueil et de tri(ZAT), érigée depuis le début de la pandémie du Covid19.  Le Dr Abdrahmane Ouattara a révélé que ce sont 41000 tests qui y ont été effectués pour 4100 résultats positifs de Covid19, après avoir décrit le mécanisme de fonctionnement de la ZAT au Dg.

La psychose de la maladie ayant chuté, la Zone de tri n’est pas plus un passage obligé pour tous les usagers qui entrent au CHU-YO. Les activités semblent réduites car une aile de la tente sert à recevoir les malades des Urgences médicales.  Le personnel y est en nombre très réduit avec juste 10 infirmiers, 3 GFS et le coordinateur Bernard Nangrengo, un attaché de santé urgentiste. La grande tente de la ZAT offerte par l’armée au CHU-YO commence à montrer des signes « d’épuisement » car la plateforme n’est plus en équilibre, les palettes et les fentes ne tiennent plus. Les problèmes d’électricité et de climatisation ont été signalés.

Dernière étape, la vitrine du CHU-YO, à savoir les Urgences médicales proprement dites. Depuis la zone d’accueil et d’orientation des patients, en passant par la salle de soins intensifs, la zone des 9 boxs de consultation d’urgence, les salles de mise en observation, la zone des containers, les « visiteurs » du jour ont pu noter un certain nombre de préoccupations.

En effet, en dépit des travaux de rénovation et de réhabilitation de l’infrastructure, elle est jugée inadaptée. Le Service qui compte 3 médecins anesthésiste- réanimateurs, 6 médecins généralistes titulaires et (19 médecins qui viennent en appui), 28 infirmiers et 18 GFS et une secrétaire, ce sont 8426 patients qui ont été reçus en 2022. Des besoins supplémentaires en RH ont été demandés au premier responsable du CHU-YO.

Les problèmes de toilettes, de lavabo, de bio-climatisation, d’insuffisance de lits et matelas, de paravents, de potences, de chariots, de brancards, d’éclairage et de climatisation dans les salles de gardes, etc. ont été répertoriés.

S’agissant du matériel médico-technique, il ressort de la présentation faite par le Dr Ouattara la nécessité d’acquérir certains équipements essentiels pour rehausser le niveau opérationnel du Service partant améliorer la prise en charge des malades. Il s’agit de disponibiliser les médicaments et les kits d’urgences pour pouvoir lever les urgences sans attendre. L’amélioration du dispositif d’oxygénation, les approvisionnements réguliers en bouteilles d’oxygène, la dotation d’une dizaine de matériels « permettant l’examen et la surveillance des patients » ont été énumérés.

Le Pr Naziningouba est revenu en long et en large sur l’une des grosses préoccupations des Urgences médicales et qui est liée au surnombre des patients qui y font des séjours prolongés parce qu’il y a des difficultés de transfert dans les services spécialisés. Cette équation qui impacte sur l’image et le fonctionnement du CHU-YO, « sera soumise en discussion à une instance appropriée », a fait savoir le DG.

Un sérieux problème de recouvrement des recettes a été signalé mais qui est en train de s’améliorer. Car, « nous sommes passés de 100.000 par mois à 2.000.000 tout récemment », a révélé le Dr Ouattara.  La diffusion des tableaux des gardes de tous les services et le respect de ces gardes sont nécessaires. Il en est de même de l’amélioration de la communication interne (téléphone ou flotte).

La question de la tutelle du Service doit trouver une solution. Certaines questions des kits et consommables seront débattues lors des sessions du comité thérapeutique, a indiqué le Dg. Il a rassuré le personnel de la nécessité de régler dans un meilleur délai les problèmes de toilettes et certaines commodités de travail. D’autres préoccupations plus complexes ou nécessitant de grosses acquisitions seront gérées à moyen terme.  Il a félicité le personnel pour les efforts faits, et leur a demandé que le même engagement et détermination soient maintenus.

Service communication




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